Petite note…

 

 

Il s’agit, sauf pour les premiers temps, d’une sélection de photographies. Selon les époques, le choix est plus ou moins large.

S’agissant d’un choix, l’arbitraire personnel est inévitable.

 

 

Il y a de nombreuses lacunes: elles sont dues en partie à des manques réels — je n’ai pas les photos de tout le monde: que les plus jeunes ne m’en veuillent pas! Et pour une autre partie, au défaut, hélas, de ma mémoire: les prénoms m’échappent.

 

Note sur des personnages de l’album

 

Il m’a fallu du temps, moi qui n’ai pas vénéré l’idée de « famille »* ni celle de « racines », pour comprendre  que les liens que l’on n’a pas choisis sont aussi des liens, puissants, irréfutables même quand ils sont discrets.

 

En ce qui concerne les Cloarec: le grand-père, l’homme qui parlait aux abeilles, serait né à Plouyé, dont les archives ont intégralement brûlé. La grand-mère est morte quand j’avais cinq ans, je l‘aimais beaucoup.

 

Pierre Cloarec, frère de Pierre-Louis, est mort, de même que sa fille Annie, maire-adjointe de La Courneuve. Je ne sais plus rien de Francine, femme de Pierre, ni de Jacqueline, ma jolie cousine. Pierre-Marie, né d’un premier mariage de Louise Pors, habitait près de Nantes, à Vertou. Voici longtemps que sa fille Lucie ou son fils Pierrot n’ont pas donné de nouvelles: ils avaient dans nos cœurs une place heureuse.

 

 

On peut s’amuser de ce que tous les hommes Cloarec s’appellent Pierre: c’est ainsi, et c’est pourquoi mon fils a ce prénom.

 

 

La femme mentionnée sous le nom de « marraine » était la sœur de mémé Bouédec, mère de la cousine Titine (diminutif de « Augustine », mais en fait Titine s’appelait Sylvia, et ce prénom ne lui plaisait pas)  à qui j’ai voué une affection immense. Je l’ai vue peu avant sa mort à l’hospice de Huelgoat, en octobre 1973. Une autre sœur de la grand-mère Bouédec avait une fille singulière: elle était sourde. Elle s’appelait Clotilde, c’était une femme douce, aimable, jolie.

 

*: j’ai en mémoire, depuis longtemps, une phrase de Georges Hyvernaud, écrivain qui fut, comme mon père, prisonnier en Allemagne. Cette phrase très irrespectueuse:

 

« Les familles désunies, c’est vraiment triste. Mais il y a pire: il y a les familles unies. » (Carnets d’oflag).

Le même écrit: « Quand un homme fait le bilan de ce que l’existence lui a appris, il arrive vite au bout de son compte. Et ce qu’il dénombre ainsi n’est jamais bien subtil ni bien profond. Mais au moins c’est à lui. Il l’a acheté et payé à son prix de sueur et de sang. Il ne l’a pas emprunté. Il ne le répète pas d’après les autres. Il peut en faire don à son enfant. Je te donne ces pages... »

Marraine en octobre 1973 (gouache GC)

Quelques images des toiles du peintre Sérusier: certaines sont visibles au musée de Morlaix. Personne comme lui n’aura su peindre ce que nous fumes!

Zone de Texte: Avis: pour compléter l’album, envoyez vos photos!
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